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BP Statistical Review of World Energy 2008

Date de parution: 26 juin 2008
Dans un contexte de consommation énergétique mondiale en hausse et de faible croissance de l’offre, les marchés énergétiques jouent leur rôle d’équilibre.
« La principale caractéristique des marchés énergétiques mondiaux réside dans le niveau élevé et la volatilité des prix, qui reflètent un équilibre précaire entre l’offre et la demande. Cette situation a placé les questions de sécurité énergétique et des énergies de substitution sur le devant de la scène politique mondiale » a déclaré Tony Hayward, Chief Executive de BP, lors de la présentation de l’édition 2008 du BP Statistical Review of World Energy.
Si le rapport indique que les ressources mondiales en énergies fossiles demeurent suffisantes pour soutenir la croissance des niveaux de production, la faiblesse continue de l’offre pétrolière et l’augmentation de la demande en dehors des pays de l’OCDE soulignent également les défis auxquels l’industrie doit faire face pour maintenir la sécurité de l’approvisionnement énergétique.
« Le recul de la production pétrolière au sein de l’OCDE met en relief le fait que, bien que les ressources ne constituent pas une contrainte à l’échelle mondiale, les ressources accessibles par le biais d’investissements privés réalisés par des entreprises comme BP sont limitées. Les facteurs d’ordre politique, les obstacles divers et le poids élevé de la fiscalité jouent un rôle dans cette situation. En d’autres termes, lorsqu’il s’agit de produire davantage de pétrole, le défi se situe au niveau des capacités de production sur terre, pas au niveau des réserves sous terre. lls sont d’ordre politique, et non géologique » a ajouté Tony Hayward. « Mais en dépit du niveau élevé et de la volatilité des prix de l’énergie, les marchés énergétiques mondiaux continuent d’assurer un approvisionnement fiable » a-t-il précisé.
D’après le BP Statistical Review of World Energy 2008, la croissance économique mondiale a été solide l’an passé, malgré les turbulences affichées dès le mois d’août sur les marchés financiers, ce qui a contribué à soutenir la consommation énergétique mondiale. Et bien que la croissance de la consommation d’énergie primaire ait ralenti en 2007 par rapport à 2006, elle a néanmoins progressé de 2,4 %, un niveau qui reste supérieur à la moyenne sur 10 ans pour la 5e année consécutive. Le cours du pétrole suit une tendance haussière depuis plus de 6 ans, ce qui, d’après les statistiques recueillies par BP remontant à 1861, constitue la plus longue période de hausse des prix jamais enregistrée.
« Cette année, le BP Statistical Review montre clairement que les marchés fonctionnent bien, et que les consommateurs et les producteurs réagissent aux changements affectant les prix de l’énergie lorsqu’ils en ont la possibilité. Cela étant, dans de nombreux cas, les politiques entravent les mécanismes du marché, rendant plus difficile l’accès aux réserves économiquement avantageuses présentes en amont. Par ailleurs, dans un certain nombre de pays, les consommateurs sont protégés contre la hausse des prix par le biais de subventions » a commenté Christof Rühl, économiste en chef de BP, lors de la présentation du BP Statistical Review.

Un résumé des principaux points du BP Statistical Review of World Energy est proposé ci-dessous.

Pétrole

Le cours du Brent daté a affiché une moyenne de 72,39 dollars le baril en 2007, soit une hausse de 11%. Les prix ont augmenté continûment durant l’année, passant d’environ 50 dollars à la mi-janvier à plus de 96 dollars en fin d’année. Pour la première fois depuis 1979, les goulots d’étranglement provisoires ont forcé le brut de référence américain WTI (West Texas Intermediate) à afficher une décote par rapport au Brent. La décote des bruts lourds et souffrés s’est maintenue à un niveau élevé, reflétant les contraintes liées à la modernisation des capacités de raffinage. La consommation mondiale de pétrole a progressé de 1,1 % en 2007, soit 1 million de barils par jour (bpj), un niveau légèrement en deçà de la moyenne décennale. Les deux tiers de cette augmentation sont à mettre au compte des niveaux de consommation affichés dans les régions exportatrices de pétrole du Moyen-Orient, de l’Amérique latine et centrale et de l’Afrique. En dépit d’une croissance inférieure à la moyenne en Chine et au Japon, la région Asie Pacifique a progressé de 2,3 % à la faveur de la solide croissance affichée par un certain nombre d’économies émergentes. Dans les pays de l’OCDE, la consommation a reculé de 0,9 %, soit près de 400 000 bpj.
La production mondiale de pétrole a diminué de 0,2 %, soit 130 000 bpj, ce qui constitue la première baisse depuis 2002. La production des pays membres de l’OPEP a chuté de 350 000 bpj sous l’effet cumulé des baisses de production intervenues en novembre 2006 et février 2007. L’accroissement de la production en Angola et en Irak, ainsi que l’approvisionnement croissant en condensats/LGN (liquides de gaz naturel), ont compensé en partie les réductions plus importantes effectuées par d’autres pays de l’OPEP. En dehors des pays de l’OPEP, la croissance de la production pétrolière est restée faible, ne progressant que d’environ 200 000 bpj en 2007. La production des pays de l’OCDE a reculé pour la 5e année consécutive. La production des pays de l’ex-Union soviétique s’est accrue de près de 500 000 bpj, l’Azerbaïdjan et la Russie affichant chacun une progression de plus de 200 000 bpj.

Dans l’ensemble, les réserves prouvées de pétrole se sont stabilisées en 2007, affichant quelque 1240 milliards de barils, soit plus de 41 ans de production aux niveaux actuels. Cela étant, le total mondial pour l’année 2006 a été révisé à la hausse de 31 milliards de barils suite à l’obtention de données plus complètes
La consommation mondiale de gaz naturel a progressé de 3,1 % en 2007 (un taux supérieur à la moyenne), bien que seules l’Amérique du Nord, la région Asie Pacifique et l’Afrique aient enregistré une croissance supérieure à la moyenne à l’échelle régionale. Les États-Unis ont été responsables de près de la moitié de la croissance de la consommation mondiale de gaz, sous l’effet d’un hiver rigoureux et d’une forte demande de gaz à des fins de production d’électricité. La consommation chinoise a augmenté de 19,9 %, ce qui constitue la 2e plus forte hausse de la consommation de gaz à l’échelle mondiale. La consommation de l’UE a reculé pour la 2e année consécutive (-1,6 %) face à un hiver relativement clément.

La production de gaz a augmenté de 2,4 % en 2007. La plus forte contribution à cette hausse a été assurée par les États-Unis, dont la production a progressé de 4,3 %, soit la plus forte augmentation depuis 1984. La production de l’UE a reculé de 6,4 %, celle du Royaume-Uni chutant de 9,5 %, ce qui constitue la plus forte baisse (en volume) à l’échelle mondiale pour la 2e année consécutive. La légère baisse de production en Russie a été largement compensée par la solide croissance enregistrée dans d’autres pays de l’ex-Union soviétique. La Chine et le Qatar ont affiché les 2e et 3e plus fortes hausses de production, progressant de 18,4 % et 17,9 % respectivement.

Les volumes de livraison de GNL (gaz naturel liquéfié) ont augmenté de 7,3 %, sous l’impulsion de la croissance continue des chargements provenant du Qatar et du Nigeria. Aux États-Unis, les réceptions de GNL se sont accrues d’un tiers, la forte différence de prix par rapport aux marchés spot européens se traduisant par un détournement des chargements vers les États-Unis.

Charbon

Pour la 4e année consécutive, le charbon a affiché la croissance mondiale la plus forte parmi les différentes sources d’énergie. La consommation mondiale a progressé de 4,5 %. Cette augmentation de la consommation a été généralisée, l’ensemble des régions (à l’exception du Moyen-Orient) affichant une croissance supérieure à la moyenne sur 10 ans. En Chine, la consommation de charbon a augmenté de 7,9 %, ce qui constitue la plus faible hausse depuis 2002, mais qui représente néanmoins plus des deux tiers de l’augmentation à l’échelle mondiale. La consommation de l’Inde et de l’OCDE s’est accrue de 6,6 et 1,3 % respectivement, deux chiffres supérieurs à la moyenne.

Nucléaire et hydroélectricité

La production d’électricité d’origine nucléaire a reculé de 2 %, la plus forte baisse jamais enregistrée. Cette baisse doit cependant être attribuée à plus de 90 % à l’Allemagne et au Japon (où la plus grande centrale nucléaire au monde a dû être fermée en raison d’un tremblement de terre). La production hydroélectrique a progressé de 1,7 %, un taux légèrement inférieur à la moyenne décennale. L’accroissement des capacités en Chine et au Brésil a été en partie compensé par le recul lié à la sécheresse aux États-Unis et dans le sud de l’Europe.

Énergies renouvelables

Bien que les énergies renouvelables continuent de ne représenter qu’une faible proportion de l’approvisionnement énergétique mondial, la plupart d’entre elles ont affiché une croissance rapide en 2007. La production d’éthanol s’est accrue de 27,8 %. Les capacités mondiales de production d’électricité d’origine éolienne et solaire ont, dans l’ensemble, progressé conformément à leurs moyennes historiques (28,5 % et 37 % respectivement).

Site internet BP statistical review

couverture BP stat review 2008
Le BP Statistical Review of World Energy 2008 est disponible sur Internet à l’adresse suivante :

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Retrouvez la présentation de Christof Ruehl, Chief Economist BP, et les commentaires en français
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